Blog de Marilyn-rare-and-candid 1954 / Marilyn (et les autres acteurs du film tels Dan DAILEY, Donald O'CONNOR, Mitzi GAYNOR, Ethel MERMAN ou encore Johnnie RAY) lors des répétitions de la scène finale du film "There's no business like show business" (La joyeuse parade) ; Le rôle secondaire tenu par Marilyn dans cet hommage au compositeur Irving BERLIN était un compromis, à la convergence de divers intérêts. D'abord, il compensait son refus d'apparaître dans « Pink tights », un film qu'elle avait repoussé malgré l'insistance du studio. Ensuite, il la ramenait à Los Angeles, après qu'elle eut vécu deux ou trois mois à San Francisco avec son nouveau mari, Joe DiMAGGIO. Enfin, il offrait à Marilyn le genre de concessions qu'elle rêvait d'obtenir : on lui permit d'être encadrée par sa propre équipe - ses professeurs d'art dramatique Natasha LYTESS, de chant Hal SCHAEFER, et de danse Jack COLE, qu'elle préférait apparemment à Robert ALTON, le chorégraphe engagé par le producteur Sol C. SIEGEL. En outre, selon la plupart des biographes, on lui avait promit un projet qui lui plaisait bien d'avantage, « The seven year itch » (1955). Le premier scénariste, Lamar LOTTI, mourut d'une crise cardiaque avant d'avoir pu achever le script. Le tandem formé par Henry EPHRON et sa femme Phoebe prit la relève, mais du propre aveu d'Henry : « Je pense que ce fut notre travail le plus pénible. De par la nature de l'histoire, toutes les scènes étaient des clichés ». Le personnage de Marilyn, Vicky, brossé à la hâte et greffé sur l'intrigue originale, hérita de certaines chansons que devait interpréter à l'origine Ethel MERMAN. Le mélange de talents qui en résultait était bizarre à tous points de vue : la plupart des critiques jugèrent que l'association de Marilyn, de son amoureux au visage poupin, Donald O'CONNOR, et de l'effrontée Ethel MERMAN manquait vraiment de crédibilité. Les relations de Marilyn avec le réalisateur, Walter LANG, furent particulièrement mauvaises. On raconte que LANG ne manqua pas une occasion de dénigrer Marilyn; cette dernière, comme de coutume, était en retard, et cependant, comme toujours, elle travaillait dur avec ses professeurs pour donner le meilleur d'elle-même, très inquiète de ne pas être à la hauteur des professionnels de la chanson et de la danse avec qui elle tournait. Dans ce film Marilyn chante « A man chases a girl » (avec O'CONNOR), « After you get what you want you don't want it », le titre controversé « Heat wave », « Lazy » et bien entendu, la chanson titre, « There's no business like show business » (voir photos). Cependant Marilyn ayant signé peu de temps avant un contrat d'exclusivité avec RCA, la voix que l'on entend sur la bande originale du film, était celle d'une star de Broadway, Dolores GRAY ; Marilyn enregistra une autre version destinée à être distribuée par sa société de disques. Le tournage débuta en retard, le 29 mai 1954, car Marilyn n'arrivait pas à se défaire de la bronchite qu'elle avait contractée pendant son voyage en Corée, et elle souffrait d'anémie et des effets secondaires des somnifères qu'elle prenait. Le mauvais accueil réservé au film bouleversa Marilyn. Cette production ayant pris du retard, le tournage de « The seven year itch » dut être repoussé, et Marilyn ne put se reposer entre les deux films. (quelques photos signées Gene LESTER et Frank POWOLNY).


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